Je vais écrire pour te faire plaisir. Te prouver que je tiens mes engagements. Je vais écrire pour te faire rire, ou pleurer je ne sais pas encore, je ne l’ai pas décidé. Tu vas regretter de m’obliger à écrire ces lignes. On ne sait pas ce qui risque de sortir comme une furie au milieu d’un incendie. Cette image n’est pas la bonne, tu vois je ne sais pas écrire. Cela va être long. Je ne suis pas obligée.
On fait semblant de connaître notre sujet, mais on n’est expert en rien. Je peux moi aussi déblatérer tout un tas de banalités, pour noircir les pages de mes cahiers qui finiront au pilon. Moi aussi je peux y prendre goût finalement. Écrire des banalités, ça occupe après tout…
Dans le feu de ma pensée insipide, tu vas te consumer à lire mes niaiseries.
Il parait que les premières phrases d’un écrit, doivent accrocher le lecteur, le happer, le saisir au vol, pour qu’il n’ai plus qu’un seul choix : poursuivre la lecture.
Cela va être difficile, puisque je n’ai pas d’histoire particulière à raconter. Pas de quoi contribuer aux belles lettres de l’humanité. Ni aux petites d’ailleurs. Ecrire sur rien. C’est un début de quelque chose.
Je tiens à te prouver que je suis une personne de qualité, capable de persévérance et d’auto-discipline. Pour te prouver que j’ai raison parfois.
Certaines personnes aiment l’argent, moi j’aime avoir raison. Et aussi l’argent, les quelques fois où j’en ai eu. C’était bien.

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