Ecrire, ça sert à couper des arbres.

Les montagnes et les ruisseaux savent bien plus de choses que nous. Je deviens plus profonde tu vois. Je m’insinue dans le cœur de la terre, dans ses veines je plonge pieds nus, son sang est glacé à la source, puis il se réchauffe doucement au cours de son périple. Je me réchauffe peu à peu dans son eau sulfureuse. C’est le sang de la terre ; ses veines d’eau parcourent l’immense planète bleue. M’emmènent, moi, petite graine de sable, du haut des cimes jusqu’au fond de  l’océan.

Ce sont tant de sujets passionnants que je n’aborderai pas, car je n’en ai pas la carrure, ni l’ossature, je veux écrire sur rien. Le rien me va très bien. 

Tant d’écrivains de génie qui galèrent, avec l’IA qui se frotte les mains qu’elle n’a pas, qu’elle n’aura jamais. Haha. 

Il fait beau, parlons météo. Même la météo est devenue un sujet anxiogène. Ce n’est pas facile de rester léger dans ce monde. Je crois qu’on est entrés dans l’ère du “tout est problème”. 

C’est le réveil de l’humanité. Personne n’aime sortir d’une nuit paisible. On se frotte les yeux, on a mal au crâne, le dos est fourbu, mais on a des choses importantes à réaliser il parait. Alors on y va bon gré mal gré, on se force à sourire, à marcher, on prend des cachets pour ne plus penser à tout ce qui nous paralyse. 

Je te le dis, tu vas regretter de me faire écrire. 

Je suis capable de grandes joies aussi tu me connais bien. 

Mais la joie ne se répand pas comme du fumier. Je la tiens serrée, pour qu’elle infuse tous mes organes, et qu’elle émane de tous mes pores. C’est comme ça la joie, ça se diffuse comme le pollen, quand toutes les conditions sont réunies. 

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