Ecrire, ça sert à couper des arbres.

J’aime être dans des endroits ensauvagés. Lorsqu’on ne voit pas la présence des humains. Ils sont rares ces endroits, je les chéris. 

Pour l’anniversaire de notre fille, j’ai organisé un petit happening à la plage, car nous avons cette chance d’être à une vingtaine de minutes de la mer. L’idée était de s’y retrouver avec ses amies et quelques parents, de se baigner tous ensemble et de festoyer jusqu’à la nuit noire pour pouvoir apprécier le spectacle des étoiles filantes.
Poétique, romantique, tout ce que j’aime. Mais le principe de réalité est venu se mêler à mon projet fou et je n’ai pas du tout apprécié ces changements forcés dans ma vision des choses.

Pour commencer, le choix de la date. J’avais trouvé une date particulière où un feu d’artifice allait être tiré depuis la plage, nous offrant un cadeau inoubliable (et gratuit) à notre bien aimée fille. Malheureusement, j’ai confondu l’heure avec le jour, ce qui fait que nous nous sommes retrouvés un jour après le tir du feu. Ensuite, le lieu de rendez-vous que j’avais choisi avec soin et amour, un tronc d’arbre poli artistiquement par la mer, avait décidé de se dupliquer dans l’été sans que je le sache. Grâce aux systèmes de communication actuels, nous avons fini par nous retrouver sur le bon tronc d’arbre. Mais le vent était très fort ce jour-là, ce qui n’était pas non plus dans mes plans. Fanions impossibles à accrocher, nappes qui s’envolent emportant au passage les couverts en carton, on a fini par manger debout dans le vent, du fondant craquant sous la dent. A côté de nous, un autre groupe d’adolescents fêtait aussi un anniversaire, mais ils étaient très nombreux, et bien plus heureux. Ils s’amusaient comme des fous pendant que nous mangions nos tartes pleines de sable. J’ai failli aller leur dire de faire moins de bruit. Pour finir, le vent faisant cadeau des vagues, la joie est malgré tout revenue, jusqu’à ce que je panique à l’idée qu’un des enfants puisse se noyer (sous ma surveillance un peu défaillante).

Leçon : Je ne dois plus m’employer à la gestion d’événementiel dans le futur. 

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