Ecrire, ça sert à couper des arbres.

Rien à voir avec le tofu, mais quand je pense à tout ce qui se passe en ce moment…

On parle d’extinction de masse, de génocide, de crimes contre l’humanité, de guerre technologique, de crise climatique, de féminicide, d’apocalypse. Mais visiblement l’Histoire n’est qu’une partie de Risk. 

Ceux qui encore vivants, triomphants au-dessus de leurs tas de morts au champ d’honneur, diront pour se justifier que c’était pour protéger leurs enfants, leurs biens, ou leurs pays. Ceux-là mentent éperdument. Car rien ne justifie de tuer, de détruire, d’éteindre ce qui vit. Rien. 

Je veux faire la révolution par la douceur, par la jouissance, par l’amour avec plusieurs A. AAAmour. Oui on l’aura notre triple A. Je veux voir une armée d’amour, des soldats prêts à se battre pour la seule chose qui importe vraiment. 

A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A A M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M M O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O O U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U U R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R R !

Réduisons la peur de l’autre à un petit tas de cendres, envoyons la voltiger dans les airs, crever les nuages de flèches d’amour lancées comme des missiles d’un continent à un autre. Laissons la tendresse gagner enfin. Laissons nos cœurs battre sur d’autres rythmes, laissons nous cajoler par la douceur d’un chant de merle, une pluie de pollens, un accord de guitare amené par le vent, un arc-en-ciel dans une flaque d’eau. 

Ridicule ? C’est vous qui êtes ridicules à vouloir supprimer l’amour du monde. A vouloir le tuer, il disparaît de vos cœurs, mais il ne meurt jamais complètement. 

Un monde sans amour est une phrase sans mots. Inaudible. Le monde devient inaudible. Assez de vos prières, arrêtez de croire aux miracles. Le seul miracle dont nous sommes tous témoins un jour, c’est cet état d’émerveillement devant trois fois rien. Cet amour qui nous submerge, nous inonde, nous relie à la terre, à nos mères, à nos pères, aux animaux, aux végétaux, aux planètes, au réel. 

Comme tout ce qui est menacé, il faudrait créer un sanctuaire de l’amour. On pourrait mettre beaucoup d’autres choses aussi. 

Un sanctuaire de la poésie, de la douceur et du bonheur.  Un sanctuaire de la joie, de la lenteur et pourquoi pas de la délicatesse et de l’empathie. 

Le monde pousse à la violence. L’agressivité sort de mes pores, comme une toxine ingérée par mégarde, je la recrache. Mais elle passe par moi. La violence est en moi. Dans mes mots parfois, dans mes actes j’aimerais mieux jamais. 

Ce monde est notre reflet, hors-sol, arraché à notre nature, nous sommes des créatures instables, constamment surmenées, je deviens hostile. Un cactus, une ronce, j’ai besoin de me protéger tu comprends. 

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