J’ai enfilé mes bottes, repeint mes lèvres en rose. J’ai même mis de la dentelle en dessous. J’envoie des messages invisibles, je brouille les pistes, c’est totalement inutile comme les hiéroglyphes avant Champollion. Je parle en braille, mais personne n’est aveugle. Il est peut-être temps de faire la paix. Dans le monde oui, mais d’abord avec soi. Puis avec l’autre. Nous sommes en guerre depuis si longtemps que nos corps revivent des batailles à l’infini. Il faut rompre ce cycle. End of the game ! Et tout le monde ira mieux tu sais. On doit y croire. Pour nous, mais surtout pour eux. Ils ne doivent pas savoir les pages noires qui s’écrivent dans ma tête. Dans toute noirceur il y a des éclats tendres de lumière, comme des chants polyphoniques, séparément inaudibles, mais en choeur tellement harmonieux. Ne pas regarder que le petit détail, se détacher de la toile pour pouvoir admirer le grand tout. Tu me crois névrosée maintenant ? C’est ton métier de voir la folie partout, je ne vais pas te contredire. Sauf que je ne suis pas folle. Je suis juste en réaction face à un monde qui a perdu son axe.
C’est la danse des hémisphères
Y’a même des canicules en hiver
Les pingouins morts sur les plages
En voilà un sombre présage…
Mais qui écoute encore les sages ?

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